S’aimer contre tous

« …mes yeux, qui fixaient mon silence, qui, lui-même, couvait tous les non que je ne prononçais jamais. Je fis de mon silence une arme et rejoignis mon ciel, apaisée. »

Passagères de Nuit

Extrêmement touchée par ce roman, la langue magnifique, poétique, prosaïque, intensément incarnée. Elle m’a rappelé l’écriture de Maryse Condé, cette sensualité à fleur de mots, loin de la sècheresse de l’esprit cartésien.
Des portraits de femmes puissantes malgré tout, un regard complexe et redoutable sur ce que l’esclavage fait aux corps, ceux des femmes notamment, mais aussi sur l’esprit et le coeur de tous. C’est un rappel qu’être dans le camp des faibles ne fait pas d’un être, une personne bonne ou sage. Riche ou pauvre, les choix et l’humanité se prouvent dans les actes, comme la violence et la haine.

Magnifique 

Back to home page